L’Amour de Phèdre


CRÉATION SONORE AVEC LA CIE STROPHE

Strophe: ensemble de vers coordonnés dans un poème. A l’origine, une strophe désignait le premier des trois chants du choeur dans la tragédie antique.

« Cie Strophe » Compagnie de théâtre basée sur Montpellier et active entre 2011 et 2014 

L’Amour de Phèdre de Sarah Kane mise en scène Alexandre Blanc-Paradis | 2012

  • Mai 2013  – « Festival Emergence(s) » –  La Chartreuse, Villeneuve Lez Avignon, FRANCE
  • Avril 2012 – Théâtre La Vignette, Montpellier, FRANCE

STROPHE’ est un collectif, une union d’artistes, de créateurs issus de divers horizons artistiques désirant, par le biais de la création, interroger le public sur la société qui l’entoure et dont il est acteur. Montrer, induire, suggérer, mais ne jamais juger. STROPHE’ n’a pas à vocation de se positionner comme juge de son temps.

Par sa fraîcheur et son métissage disciplinaire STROPHE’ souhaite montrer au public des adaptations et des créations apportant un regard neuf et diffèrent sur la société. De cette démarche est née l’envie de porter à la scène des projets qui mêlent théâtre, chant, création sonore, arts plastiques, danse et performance.

La compagnie a également pour volonté de s’investir dans la vie culturelle de sa ville, de son département et de sa région ; et ainsi, contribuer au rayonnement culturel au travers d’actions pédagogiques autour des nouvelles émergences artistiques et formes d’arts.

STROPHE’, c’est le bouillonnement d’énergie d’un collectif de jeunes artistes passionnés et déterminés à construire leur avenir dans la création contemporaine.


« Impossible d’éteindre ça. Impossible de l’étouffer. Impossible. Me réveille avec, ça me brûle. Me dis que je vais me fendre de bas en haut tellement je le désire. ‘’

L’Amour de Phèdre, Scène 2



Manger. Regarder la télévision. Se masturber dans une chaussette. C’est tout ce que fait Hippolyte. Phèdre ne supporte plus de voir son beau-fils s’enfoncer dans sa spirale dépressive et décadente. Elle appelle un médecin, mais Hippolyte ne souffre d’aucun mal, à part celui d’exister peut-être. Elle lui avoue alors ses sentiments malgré l’objection de sa fille Strophe. Un amour rejeté à l’ascension funeste qui mènera Phèdre à son suicide. Dans un dernier élan pour Hippolyte, elle l’accuse de viol.

Sarah Kane revisite ici l’oeuvre de Sénèque. Ponctuant d’un humour noir et cinglant la tragédie, elle la libère de sa pudeur et met les tabous de la société moderne au-devant de la scène. Le pouvoir est conféré à la parole. Au milieu d’un croisement de perversion et de vulgarité, la dramaturge crée une zone de vérité pure, dans laquelle des personnages à double tranchants, acides mais touchants, abattus mais combatifs, déterminés mais ignorés, se livrent leurs sentiments. De ce duel entre violence et sincérité Sarah Kane réussit à faire naître un lyrisme sans pareil.

Auteure britannique longuement contestée par ses pairs, elle est à ce jour élevée au rang des dramaturges les plus importants du XXème siècle. Ce n’est qu’après sa disparition que ses oeuvres sont reconnues. Aujourd’hui jouées et traduites dans le monde entier, ces pièces aspirent à exprimer le mal être existentiel de ses personnages au sein d’une société moderne capitaliste et parfois schizophrène. Elle crée un théâtre qui touche à l’intime. Et parce que Sarah Kane s’adresse à chacun, en abordant le mal quotidien, elle touche aussi le monde et impose au spectateur un choix éthique au travers d’un théâtre d’expérience.


“ Mise en scène : Alexandre Blanc Paradis

Assistant à la mise en scène : Gislain Lannes “

“ Création son: Gaëlle Scali

Création lumière: Marie Robert

Décors et costumes : Lore Stessel

Régie plateau : Myriam Deborbe “

“ Distribution

Alexandre Cafarelli : Hippolyte

Julie Cucchiaro : Phèdre

Benjamin Duc: Le médecin, Le Prêtre et Thésée

Lola Jehl/Audrey Montpied : Strophe

Alexandre Blanc Paradis, Gislain Lannes, Marjorie Naamar, Maeva Martin : le peuple.“

“ Dramaturgie : Alexandre Blanc Paradis et Gislain Lannes “

“ Communication et production : Marjorie Naamar et Maéva Martin “


CONDUITE AUDIO « L’AMOUR DE PHEDRE » de SARAH KANE – Cie STROPHE

  1. Intro : Mélodie Synthé-trompette (Le publique arrive)
  2. SCENE 1&2 : Musique et dialogue de film 
  3. SCENE 3 : Guitare – GLING GLING
  4. TRANSITION scène 3 et 4 : BIM 1 / BIM 2
  5. SCENE 4 : JT TV
  6. TRANSITION scène 4 et 5 : Suicide de Phèdre – LEAD 1 / LEAD 2 – Chanson pour STROPHE « Best Sunday Dress » de The Hole.
  7. SCENE 5 : Son Emeute
  8. TRANSITION : Déplacement des décor : Musique guitare (Ordi) + Solo Trompette
  9. SCENE 6 : Dans la prison – Musique au Synthé (ordi) + Solo synthé
  10. SCENE 7 : Thésé revient – Musique Expérimentale + son du tonnerre 
  11. SCENE 8 : Son d’un feu + Son d’Emeute + Dialogue enregistrer
  12. FINAL : Musique Synthé + Trompette + Ordi


‘’ Si seulement il avait pu y avoir plus de moments pareils ‘’

Hippolyte, scène 8